La foi : un principe essentiel de l’Évangile Larry L. Howell 5 juin 2026 https://speeches.byu.edu/fra/talks/larry-l-howell/foi-principe-essentiel/ --- Nous sommes toujours prêts à améliorer nos traductions. Si vous avez des suggestions, écrivez-nous à speeches.fra@byu.edu. Il y a quelques années, j’ai été invité à faire une présentation lors d’une conférence internationale à Londres. C’était un grand honneur professionnel et une excellente occasion de représenter mon laboratoire et l’université devant un public international. J’avais hâte de partir et j’ai effectué les préparatifs habituels : j’ai organisé mon voyage, préparé mon discours, fourni des documents aux responsables de la communication de la conférence et même trouvé des indications dans le métro londonien afin de pouvoir me rendre à l’Église et découvrir des lieux intéressants à Londres que je ne connaissais pas encore. Le jour du départ est arrivé, mes valises étaient faites, et je suis parti pour Londres. C’est à ce moment-là que j’ai découvert que mon passeport était expiré. Mon passeport était expiré ! Les responsables de la conférence annonçaient ma présentation sur leur site Web depuis des mois. Lorsque les participants se sont inscrits à la conférence, ils ont reçu un programme qui comprenait ma photo et une courte biographie. Mais je n’y serais pas parce que mon passeport était expiré. Ce que je pensais être un grand honneur est devenu l’un des événements les plus embarrassants de ma vie. Je m’étais beaucoup préparé pour ce voyage, mais j’avais négligé une chose essentielle. Et parce que j’étais passé à côté de cette chose essentielle, toutes les autres choses n’avaient plus d’importance. Le fait que j’avais mis juste le bon nombre de paires de chaussettes dans ma valise pour le voyage n’avait plus d’importance, car j’avais oublié quelque chose d’essentiel. Il est facile dans la vie de s’occuper de toutes sortes de choses, même de choses importantes, mais nous devons faire attention à ne pas négliger les choses qui sont essentielles. Sinon, aucune des autres choses n’aura vraiment d’importance. Je voudrais parler de l’un des éléments les plus essentiels de notre vie : le premier principe de l’Évangile, à savoir « la foi au Seigneur Jésus Christ » (Articles de foi 1:4). Certains d’entre vous lèvent peut-être les yeux au ciel et se disent : « La foi ? C’est un concept super simple. J’avais déjà maîtrisé ça à six ans. » La foi est peut-être un concept simple à certains égards, mais chaque fois que je l’étudie, je découvre qu’il me reste encore beaucoup à comprendre. Je vais donc avouer que même si je pouvais choisir n’importe quel sujet pour la réunion spirituelle d’aujourd’hui, j’ai choisi quelque chose que je ne comprends pas entièrement. Ce que je sais de la foi, je l’ai appris à travers l’étude et ma vie personnelle. J’aimerais illustrer certains concepts de la foi en utilisant des expériences personnelles sur la façon dont je suis devenu ingénieur. J’espère que ces illustrations nous aideront à comprendre les concepts et seront également pertinentes pour ceux d’entre vous qui sont dans des situations similaires à ce stade de votre vie. J’ai grandi dans la merveilleuse communauté de Portage, en Utah. J’ai entendu certains qualifier Portage de « coin reculé ». Je ne suis pas forcément d’accord avec cela, mais permettez-moi de vous expliquer. Selon le recensement le plus récent, la population de Portage est de 245 habitants. Portage est dans le comté de Box Elder, qui est plus grand que l’État du Connecticut, mais a seulement une population de 50 000 habitants, dont la plupart est centrée à Tremonton et Brigham City. On peut alors dire sans se tromper qu’il y a largement de quoi se promener. Et c’est exactement ce que mes amis et moi faisions en grandissant : nous nous promenions dans les montagnes, que ce soit en faisant des randonnées ou en campant. J’étais souvent avec des amis, mais parfois je partais seul pour réfléchir, prier et simplement admirer les créations de Dieu. Je me souviens de moments où je me trouvais à des kilomètres de toute personne et où, en posant le pied à un endroit, je me rendais compte que j’étais peut-être la seule personne sur terre à y avoir jamais mis les pieds. J’avais des frissons à l’idée d’avoir été dans un endroit où personne ne s’était jamais rendu auparavant. Ce même sentiment de frissons est l’une des choses qui me plaît dans le fait d’être ingénieur. Dans le domaine de l’ingénierie, en particulier de la recherche et du développement, j’ai la chance de faire des choses qui n’ont jamais été faites, comme repousser les limites de la connaissance, créer de nouvelles technologies qui auront une influence réel dans le monde et, d’une certaine manière, mettre les pieds où personne ne s’est jamais rendu. Mais cela présente un défi : réaliser des choses inédites implique de s’aventurer dans l’inconnu. On ne peut pas simplement suivre quelqu’un d’autre ou répéter ce que l’on a fait auparavant. Pourtant, même si l’on n’a pas une connaissance parfaite de la solution aux problèmes sur lesquels on travaille, il y a des choses qui fournissent l’assurance des résultats espérés. Par exemple, les modèles mathématiques des phénomènes physiques nous aident à prédire comment quelque chose fonctionnera avant d’être construit. Ces modèles fournissent des démonstrations de choses qu’on ne voit pas encore. Nous pouvons construire et tester des prototypes pour évaluer le fonctionnement des parties d’un futur système. De plus, nos expériences passées nous donnent la confiance que si nous nous conformons à certaines lois physiques, tout fonctionnera comme prévu. Vous pouvez probablement voir les parallèles entre la recherche en ingénierie et la foi. Paul a enseigné que « la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1). Bien que nous n’ayons pas une connaissance parfaite de toutes les choses spirituelles, il y a des choses qui nous donnent de l’espoir. Par exemple, comme les modèles mathématiques utilisés par les ingénieurs, les promesses faites dans les Écritures nous aident à prédire les bénédictions qui résultent du respect de certains commandements (voir D&A 1:37 ; 82:10 ; 130:20–21). Nous pouvons tester des prototypes spirituels en suivant le conseil du Sauveur dans Jean 7:17, c’est-à-dire en mettant en application une doctrine et en trouvant par notre propre expérience si elle est vraie. Nous pouvons également réfléchir sur l’influence qu’a eue la main de Dieu dans notre vie par le passé et trouver la confiance que Dieu continuera d’être là pour nous dans le futur. Mais le premier principe de l’Évangile rétabli n’est pas seulement la foi mais c’est la foi au Seigneur Jésus-Christ. J’aimerais aborder cinq aspects différents liés à la foi en Jésus-Christ. Ces éléments sont paraphrasés de Prêchez mon Évangile (voir PmÉ, 2004, 65-66). 1. Premièrement, croire fermement que Jésus-Christ est le Fils unique de Dieu, le Sauveur et le Rédempteur du monde. Cette croyance est probablement ce à quoi nous pensons en premier quand nous réfléchissons à la foi. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). 2. Deuxièmement, reconnaître que nous ne pouvons retourner vivre avec notre Père céleste qu’en nous fiant à la grâce et à la miséricorde de son Fils. Néphi a enseigné : « Il n’y a aucun autre nom donné sous le ciel, si ce n’est ce Jésus-Christ […] par lequel l’homme puisse être sauvé » (2 Néphi 25:20). Nous comprenons qu’il est essentiel de respecter les commandements et de recevoir les ordonnances salvatrices. Mais en tant que mortels, nous n’avons tout simplement pas le pouvoir de nous sauver nous-mêmes ; c’est seulement par l’expiation du Christ que nous pouvons être sauvés. Encore une fois, Néphi a enseigné : « Nous savons que c’est par la grâce que nous sommes sauvés, après tout ce que nous pouvons faire » (2 Néphi 25:23). Il n’y a donc pas besoin d’avoir des arguments entre la foi et les œuvres, car nous avons besoin des deux. 3. Troisièmement, nous avons confiance en lui et en ce qu’il dit. C’est là que je pense avoir franchi un cap dans ma propre compréhension de la foi. La foi en Jésus-Christ est plus que simplement croire en lui ; c’est lui faire confiance et croire qu’il nous aime, qu’il sait ce qui est le mieux pour nous et que ses commandements sont pour notre bien. Parfois, même les refus que nous recevons en réponse à nos prières peuvent nous aider à renforcer notre confiance en lui et à mieux comprendre que sa volonté est supérieure à nos propres désirs. Joseph B. Wirthlin a enseigné : La foi existe lorsqu’il y a conjonction d’une confiance absolue en ce que nous ne pouvons pas voir et d’actions en conformité absolue avec la volonté de notre Père céleste. Sans ces trois choses : premièrement une confiance absolue, deuxièmement des actions, et troisièmement une conformité absolue, sans ces trois choses, tout ce que nous avons, c’est une contrefaçon de la foi, une foi faible et diluée. [ « Trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Le Liahona, novembre 2002, 83] Le fait de conformer nos actions à la volonté de notre Père céleste vient de cette confiance. Permettez-moi de raconter une histoire pour illustrer l’importance de faire confiance à la volonté de Dieu plutôt qu’à nos propres désirs. Je ne connais pas de meilleur endroit pour édifier sa foi dans sa jeunesse que Portage, en Utah. C’est une communauté SDJ formidable avec des gens merveilleux. Mais ce n’est pas ce que l’on pourrait imaginer comme étant le chemin vers la profession d’ingénieur. Jeune homme, je connaissais très peu de gens qui avaient obtenu leur diplôme universitaire, et je ne crois pas avoir rencontré d’ingénieur à cette époque. Pour être honnête, je pensais que les ingénieurs étaient des conducteurs des trains. [N.D.T. : Le mot anglais pour ingénieur signifie aussi conducteur de train.] Donc, à ce stade de ma vie, il ne m’était tout simplement pas possible de prier et de demander à Dieu de m’aider sur le chemin qui mènerait à ce que je considère maintenant comme mon travail de rêve en tant que professeur d’ingénierie à BYU. Je n’aurais pas pu demander cela parce que je n’étais même pas conscient qu’une telle chose existait ou que je l’aimerais. Mais Dieu le savait. Il est probable qu’avec ma compréhension immature, j’ai prié pour d’autres choses. Je suis maintenant reconnaissant que ces prières n’aient pas été exaucées de la manière que j’aurais probablement souhaitée à l’époque. En repensant à de telles expériences, je me rend compte que ma compréhension actuelle est encore immature comparée à celle de Dieu et que je dois lui faire confiance, même lorsque les réponses à mes prières ne sont pas celles que j’espère sur le moment. Mais la main de Dieu est dans notre vie même quand nous ne la reconnaissons pas. Une partie de ce que j’ai compris de la manière dont Dieu m’a guidé sur le chemin menant à ma carrière m’est venue de façon peu commune. Il y a quelques années, l’ambassadeur de Finlande aux États-Unis visitait le campus et je faisais partie d’un groupe invité à déjeuner avec lui. Pendant que je parlais avec lui, le sujet de la conversation s’est naturellement tourné vers mon service missionnaire en Finlande et j’ai mentionné certaines des bénédictions qui ont découlé de cette expérience. J’ai dit à l’ambassadeur que l’une des bénédictions que j’avais reçue après avoir terminé ma mission en Finlande était de savoir que je voulais devenir ingénieur. Cette compréhension m’est venue alors que je me concentrais sur mon travail missionnaire et sans me soucier de mon propre avenir. J’ai considéré cela comme un accomplissement de la promesse dans le Nouveau Testament que, lorsque nous nous perdons au service de Dieu, nous nous retrouverons (voir Matthieu 10:39, 16:25). Je crois toujours que c’est vrai, mais l’ambassadeur a apporté un point intéressant. Il m’a expliqué que pendant que j’étais en Finlande, j’ai été exposé à une culture de haute technologie. Il a partagé des données qui ont montré qu’un pourcentage extraordinaire de Finlandais étudient les sciences, les mathématiques et l’ingénierie à l’université. Il a également expliqué qu’en tant que jeune homme, lui et ses amis, au lieu de suivre les athlètes et les célébrités, pouvaient énumérer les meilleurs chercheurs scientifiques du pays et leurs projets. Il a dit que j’avais été exposé à cette culture et que cela aurait eu une influence sur ma pensée. J’ai réfléchi à ce sujet et j’ai pensé aux personnes formidables que j’avais rencontrées et respectées en Finlande, et je savais qu’elles avaient eu un impact sur moi. J’en suis venu à la conclusion que l’ambassadeur et moi avions tous les deux raison. Et je me suis aussi rendu compte qu’il avait souligné une bénédiction que je n’avais pas appréciée auparavant. En plus d’accomplir des buts plus importants avec mon appel de mission, Dieu me mettait au bon endroit pour avoir des expériences qui m’aideraient à trouver ma future carrière. Cette perspective m’a poussé à me demander combien d’autres tendres miséricordes Dieu m’avait données que je n’avais pas reconnues auparavant. Des expériences comme celle-ci me rappellent de faire confiance à Dieu. Je suis rentré de mission et j’ai étudié le génie mécanique ici à BYU. J’ai aussi eu la chance extraordinaire d’épouser ma femme, Peggy. À l’approche de l’obtention de mon diplôme, j’avais le désir de faire des études post-universitaires. Peggy avait obtenu son diplôme en comptabilité et avait un bon emploi dans une firme expert-comptable locale, j’adorais BYU, et il était logique de continuer d’étudier ici pour obtenir une maîtrise. Cependant, en réfléchissant et en priant à ce sujet, nous avons reçu l’impression claire que je devrais accepter une offre d’emploi d’une entreprise aérospatiale au Texas. Bien que cela n’ait pas été aussi évident au début, après un peu de réflexion, les avantages de cette décision semblaient clairs. Nous avions déjà notre premier enfant, Angela, et Peggy pourrait rester à la maison avec elle. L’entreprise offrait un programme où ils paieraient mes frais de scolarité pour poursuivre un diplôme post-universitaire à temps partiel. Plusieurs universités locales offraient des programmes dont les cours magistraux étaient diffusés dans l’entreprise sur la télévision en circuit fermé. L’entreprise me permettait d’assister aux cours pendant la journée tant que je rattrapais le temps plus tard. Un autre avantage du travail était que je serais ingénieur sur la conception du YF-22, le premier prototype de ce qui allait devenir le F-22 Raptor de l’armée de l’air des États-Unis. C’était une occasion peu commune pour quelqu’un venant d’obtenir son diplôme universitaire et c’était en accord avec mon amour de faire de nouvelles choses. Notre famille a déménagé au Texas, et j’ai eu une excellente expérience de travail. Mais c’était aussi intense. Il s’agissait d’un projet de défense secret avec un court délai, et je devais travailler plus de 60 heures par semaine. Après avoir intégré les responsabilités d’un appel de l’Église et de ma famille grandissante, suivre des cours n’était tout simplement pas faisable. J’étais déçu, et je me suis même senti un peu visé. Nous essayions de faire ce que nous pensions être juste et de suivre les impressions que nous avions reçues, mais l’objectif d’obtenir un diplôme post-universitaire ne fonctionnait pas. Cependant, il s’est avéré une fois de plus que le plan de Dieu était bien meilleur que le mien. En acceptant ce poste, non seulement j’ai acquis une excellente expérience professionnelle, mais nous avons également pu économiser les revenus des heures supplémentaires en vue d’un apport pour une maison, ou du moins, c’est ce que nous pensions. Disposer de ces fonds nous a donné le courage de finalement poursuivre des études post-universitaires à temps plein. Notre famille, qui comprenait alors notre fils Travis, a donc déménagé dans l’Indiana, où j’ai poursuivi une maîtrise et un doctorat à l’université Purdue. Le fait que ces portes se soient ouvertes m’a permis d’acquérir l’expérience académique dont j’avais besoin pour poursuivre ma carrière actuelle. Au moment où j’ai terminé mon doctorat, notre troisième enfant, Nathan, était né. Et, comme vous pouvez l’imaginer, de nombreux autres miracles et de tendres miséricordes ont été nécessaires avant que je ne sois diplômé. J’aurais aimé pouvoir dire que j’avais la foi au Christ nécessaire pour que cela arrive, mais je peux dire que cette expérience, et d’autres expériences semblables, m’ont donné l’occasion de réfléchir et de voir la main de Dieu dans ma vie. Ces expériences ont renforcé ma confiance en lui. Quand les choses semblent ne pas se passer comme je le souhaite, je peux réfléchir à ces expériences et faire confiance à lui et à sa volonté. 4. Quatrièmement, savoir qu’il a le pouvoir de tenir ses promesses. Ses promesses sont vraiment extraordinaires. Par exemple, réfléchissons à la résurrection. Une fois que quelqu’un est mort et enterré, il n’y a aucun pouvoir sur terre qui peut les ramener. Il n’y a pas de science, il n’y a pas de médecine, il n’y a pas d’ingénierie, et il n’y a pas de médecin qui puisse faire cela. Pourtant, nous savons que grâce au pouvoir de la résurrection du Christ, nos proches qui nous ont précédés ressusciteront, et nous aurons l’occasion d’être à nouveau ensemble. Cela nous donne de l’espoir pour la suite après cette vie. Comme Alma l’a enseigné : L’esprit et le corps seront de nouveau réunis sous leur forme parfaite ; membres et jointures seront rendus à leur forme propre […]. Or, ce rétablissement se fera pour tous, jeunes et vieux, esclaves et libres, hommes et femmes, méchants et justes ; et pas un seul cheveu de leur tête ne sera perdu ; mais chaque chose sera rendue à sa forme parfaite. [Alma 11:43-44] C’est là une promesse remarquable. La résurrection vainc la mort physique, mais le Christ promet aussi que, grâce à son expiation, nous pouvons surmonter les effets de la mort spirituelle et que nous pouvons être pardonnés de nos péchés. Parfois, il est plus difficile de croire que nos péchés peuvent être pardonnés que de croire à la résurrection de nos corps. Mais Ésaïe a dit : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine » (Ésaïe 1:18). Certaines personnes pensent que le pardon s’applique aux autres mais pas à elles-mêmes. Mais par la foi, y compris en sachant que le Christ a le pouvoir de tenir ses promesses, nous pouvons savoir que ce pouvoir s’applique aussi à nous. Quelqu’un ici pourrait penser : « Vous ne savez rien de ce péché terrible, cette chose secrète ou humiliante dans le passé. » Mais je peux vous dire que cela aussi peut être effacé. Je vous témoigne que Jésus-Christ a le pouvoir de tenir ses promesses. 5. Cinquièmement, accepter et appliquer son expiation et ses enseignements. Si nous croyons au Christ, lui faisons confiance et savons qu’il a le pouvoir de tenir ses promesses – car il a promis que nous pouvons être pardonnés de nos péchés si nous nous repentons – alors nous nous repentirons. Nous voyons donc que le premier principe de l’Évangile mène au second principe. La foi est fondamentale pour notre engagement à respecter les commandements. Prenons l’exemple de la loi de la dîme. Si je paie dix pour cent de mon revenu en dîme, il s’avère que j’ai dix pour cent d’argent en moins à dépenser. Le calcul est assez facile. Mais nous connaissons aussi la promesse de Dieu dans Malachie que si nous payons notre dîme et nos offrandes, il « ouvr[ira] […] les écluses des cieux, et répand[ra] […] une bénédiction en abondance » (Malachie 3:10). Donc, si nous avons foi au Seigneur Jésus-Christ, alors nous croyons en lui, lui faisons confiance et savons qu’il a le pouvoir de tenir ses promesses, y compris la promesse d’ouvrir les écluses des cieux quand nous payons la dîme. Donc, le fait de payer la dîme n’est pas tant une question d’argent qu’une question de foi. Il en est de même de la Parole de Sagesse ou de n’importe quel autre commandement. Ainsi donc, la foi conduit à l’action. Permettez-moi de vous donner un autre exemple de mon parcours pour devenir ingénieur. Comme je l’ai mentionné précédemment, lorsque j’ai terminé mon service missionnaire, j’étais déterminé à devenir ingénieur. Mais plusieurs obstacles se sont dressés sur ma route, notamment mon manque cruel de préparation en mathématiques. Il me manquait deux prérequis nécessaires pour suivre des cours de calcul, qui est le point de départ des études d’ingénieur. Heureusement, j’ai été poussé à agir par le sentiment qu’on me dirigeait dans la direction de ma carrière. Je suis allé à la librairie universitaire la plus proche à l’université d’État d’Utah et j’ai acheté des manuels pour les prérequis dont j’avais besoin : l’algèbre universitaire et la trigonométrie. Cet été-là, j’allais au travail pendant la journée et je faisais des maths le soir. N’ayant jamais suivi de cours de mathématiques à l’université, je ne savais pas à quoi m’attendre, alors j’ai étudié les livres du début à la fin, en travaillant tous les problèmes impairs, en comparant mes solutions aux réponses à la fin du livre, en refaisant les problèmes que je n’avais pas bien compris et en utilisant les résumés des chapitres comme des examens auto-administrés pour tester ma compréhension. Lorsque le semestre d’automne approchait, j’étais nerveux à l’idée de suivre les cours de calcul parce que je n’avais pas suivi de cours officiels des prérequis. J’ai pris rendez-vous avec un professeur de mathématiques, lui ai dit ce que j’avais fait cet été-là et lui ai timidement demandé s’il pensait que je serais prêt à suivre des cours de calcul. Il s’est penché en arrière sur sa chaise, m’a jeté un regard curieux et a dit : « Je pense que tout ira bien. » Après avoir entendu parler d’un été comme celui-là, certains d’entre vous se disent que le plus étonnant, ce n’est pas que je sois devenu ingénieur, mais que j’aie réussi à me marier. Heureusement, tous mes étés n’ont pas été comme ça, et je suis heureux de vous annoncer que non seulement je me suis finalement marié, mais j’ai aussi merveilleusement bien réussi à cet égard. Cela devrait donc donner de l’espoir à certains d’entre vous ici. Il y a de nombreuses choses que nous pouvons faire pour édifier notre foi. La prière est une des choses clés à cet égard. Je trouve un grand réconfort dans l’histoire du Nouveau Testament au sujet d’un père qui a amené son fils à Jésus pour qu’il soit guéri. Jésus lui a expliqué le besoin d’avoir la foi, et l’homme a répondu : « Je crois ! viens au secours de mon incrédulité » (Marc 9:24). Une autre façon importante d’édifier sa foi est d’étudier la parole de Dieu dans les Écritures et les enseignements des prophètes modernes. Comme je l’ai mentionné plus tôt, nous renforçons également notre foi en respectant un commandement et en obtenant notre propre témoignage de sa véracité (voir Jean 7:17). Une façon importante d’édifier notre foi est de nous repentir et de ressentir le pouvoir de l’Expiation dans notre vie. Je vous encourage à essayer une autre chose : réfléchissez aux expériences de votre vie et cherchez les moments où vous pouviez voir la main de Dieu. Parfois, il faut quelques années de recul pour voir cette influence, parce que ce n’est pas toujours évident à court terme. Mais en reconnaissant les moments qui ont semblé être des défis et des épreuves, en fin de compte, vous verrez peut-être que ce sont ces expériences-là qui vous ont le plus aidé. Laissez cela renforcer votre confiance en Dieu et en sa volonté. Nous apprenons de Prêchez mon Évangile : Lorsque nous lui obéissons, Dieu nous bénit. Il nous donne le pouvoir d’affronter les difficultés de la vie. Il nous aide à changer les désirs de notre cœur. Par notre foi en lui, Jésus-Christ peut nous guérir aussi bien physiquement que spirituellement. [PmÉ 2004, 62] Tout comme mon passeport était essentiel pour mon voyage à Londres, la foi en Jésus-Christ est essentielle à notre salut éternel. Elle nous mène à respecter les commandements et à appliquer l’expiation de Jésus-Christ. Un jour, je me tiendrai devant la barre de jugement de Dieu. Personne ne me demandera alors ce que je faisais pour gagner ma vie. Personne ne voudra savoir le nombre d’articles que j’ai publiés ou le nombre de mes brevets qui m’ont été accordés ; ces choses seront totalement hors de propos. Mais la foi en Jésus-Christ, le repentir, la réception des ordonnances salvatrices et la persévérance jusqu’à la fin sont essentiels, et si nous ne faisons pas ces choses, rien d’autre n’aura d’importance. Je veux vous rendre mon témoignage que l’Église est vraie, que Jésus est le Christ, notre Sauveur et notre Rédempteur. Je dis ces choses au nom de Jésus-Christ. Amen. © Brigham Young University. Tous droits réservés. Larry L. Howell était professeur au département de génie mécanique à BYU lorsqu’il a prononcé ce discours lors d’une réunion spirituelle le 7 juin 2011.