{"id":568,"date":"2024-03-22T02:00:00","date_gmt":"2024-03-22T02:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/speeches.byu.edu\/fra\/?post_type=speech&#038;p=568"},"modified":"2024-07-12T00:11:29","modified_gmt":"2024-07-12T00:11:29","slug":"aimer-nos-prochains","status":"publish","type":"speech","link":"https:\/\/speeches.byu.edu\/fra\/talks\/carolina-nunez\/aimer-nos-prochains\/","title":{"rendered":"Aimer nos prochains"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><strong><em>Nous sommes toujours pr\u00eats \u00e0 am\u00e9liorer nos traductions. Si vous avez des suggestions, \u00e9crivez-nous \u00e0&nbsp;<a href=\"mailto:speeches.fra@byu.edu\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">speeches.fra@byu.edu<\/a>.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es mille-neuf-cent-soixante-dix, mon p\u00e8re est arriv\u00e9 sur le campus de BYU pour commencer ses \u00e9tudes. Il ne correspondait pas au profil habituel des \u00e9tudiants de BYU de cette \u00e9poque. Mon p\u00e8re \u00e9tait venu \u00e0 BYU du Venezuela, un pays dont beaucoup d\u2019\u00e9tudiants de BYU n\u2019avaient jamais entendu parler \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Il ne parlait pratiquement pas anglais et il \u00e9tait catholique.<\/p>\n\n\n\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 la mani\u00e8re dont mon p\u00e8re aime raconter l&rsquo;histoire, il est mont\u00e9 \u00e0 bord d\u2019un avion pour les \u00c9tats-Unis, impatient de s\u2019aventurer hors de son \u00e9ducation catholique conservatrice et s\u2019attendant \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience universitaire am\u00e9ricaine la\u00efque qu\u2019il avait vue dans les films hollywoodiens. Imaginez son choc quand il d\u00e9couvrit que ses parents, mon&nbsp;<em>abuela<\/em>&nbsp;et mon&nbsp;<em>abuelo<\/em>, avaient d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019envoyer \u00e0 BYU afin qu\u2019un groupe de personnes dont il ne savait rien d&rsquo;autre que le nom de \u00ab&nbsp;mormons&nbsp;\u00bb puisse garder un \u0153il sur lui pendant qu\u2019il \u00e9tait loin de chez lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon p\u00e8re s\u2019est retrouv\u00e9 dans un endroit \u00e9trange entour\u00e9 de gens tr\u00e8s diff\u00e9rents de lui. Les odeurs famili\u00e8res et les d\u00e9cors typiques de son pays natal des Cara\u00efbes, tels que les manguiers, les aras, le caf\u00e9 et l&rsquo;oc\u00e9an, \u00e9taient remplac\u00e9s par ceux de BYU. Il \u00e9tait marqu\u00e9 par les parterres de fleurs sur le campus, qui changeaient au fil des saisons&nbsp;; les rues vides et les devantures de magasins ferm\u00e9es tous les dimanches&nbsp;; et la neige. Mais les \u00e9tudiants et les professeurs de BYU l\u2019ont accueilli \u00e0 bras ouverts. Des professeurs ont invit\u00e9 mon p\u00e8re \u00e0 partager son point de vue et ses exp\u00e9riences en classe&nbsp;; des colocataires et des amis l\u2019ont emmen\u00e9 faire du ski et faire des voyages en voiture pour voir les \u00c9tats-Unis. Un professeur a invit\u00e9 mon p\u00e8re \u00e0 vivre avec sa famille pendant plusieurs mois pendant que mon p\u00e8re s\u2019adaptait \u00e0 la vie ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon p\u00e8re aurait pu choisir de changer d&rsquo;institution, mais chaque automne il quittait le Venezuela pour revenir \u00e0 BYU. Il a appris l\u2019anglais ici, puis il a obtenu une licence. Cela fait presque quarante ans que mon p\u00e8re \u00e9tait \u00e9tudiant \u00e0 BYU, mais il se souvient tr\u00e8s bien de son s\u00e9jour ici. En fait, alors que je grandissais au Venezuela, mon p\u00e8re pouvait rep\u00e9rer les missionnaires de l\u2019\u00c9glise \u00e0 un kilom\u00e8tre. Bien qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas saint des derniers jours, il les cherchait et leur parlait, leur demandant souvent s\u2019ils \u00e9taient \u00e9tudiants \u00e0 BYU.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis reconnaissante \u00e0 la communaut\u00e9 de BYU d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 si accueillante envers quelqu\u2019un aux exp\u00e9riences de vie si diff\u00e9rentes de celles de la majorit\u00e9 des \u00e9tudiants qui la composent&nbsp;; d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9e \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 apprendre de quelqu\u2019un dont la culture, la langue et la religion \u00e9taient si diff\u00e9rentes. Je suis \u00e9galement reconnaissante \u00e0 toutes ces personnes qui ont consenti \u00e0 faire un peu de place dans leurs vies priv\u00e9es \u00e0 quelqu&rsquo;un qui devait leur para\u00eetre comme \u00e9tant un \u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai moi aussi b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des efforts que d&rsquo;autres ont faits pour tendre la main \u00e0 des personnes qui ne leur ressemblaient pas. J\u2019ai pass\u00e9 ma petite enfance dans et dans les alentours de la ville de Maracaibo au Venezuela. Ma m\u00e8re, une citoyenne am\u00e9ricaine que mon p\u00e8re avait rencontr\u00e9e ici \u00e0 BYU, \u00e9tait membre de l\u2019\u00c9glise de J\u00e9sus-Christ des Saints des Derniers Jours et m\u2019emmenait \u00e0 l\u2019\u00e9glise avec elle le dimanche. Pendant la semaine, pourtant, j\u2019allais \u00e0 une \u00e9cole catholique pour filles.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de ma premi\u00e8re ann\u00e9e au Colegio Altamira, l\u2019une des religieuses de mon \u00e9cole \u2013 j\u2019aurais aim\u00e9 me souvenir de son nom \u2013 m\u2019a tap\u00e9 sur l\u2019\u00e9paule et m\u2019a demand\u00e9 si elle pouvait me parler. Elle m\u2019a conduite dans un couloir \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de ma classe, o\u00f9 nous nous sommes assises sur un banc.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais s\u00fbre que j\u2019avais de gros probl\u00e8mes. Mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas le cas. La s\u0153ur m\u2019a dit qu\u2019elle voulait simplement en savoir plus sur la fa\u00e7on dont je priais. Elle savait que je n\u2019\u00e9tais pas catholique et elle avait remarqu\u00e9 que je ne r\u00e9citais pas les pri\u00e8res que le reste de la classe r\u00e9citait tous les matins. Je lui ai racont\u00e9 comment ma m\u00e8re m\u2019avait appris \u00e0 prier. Cette religieuse et moi avons discut\u00e9 des diff\u00e9rences et des similarit\u00e9s dans nos mani\u00e8res de prier. Je me suis maladroitement excus\u00e9e de ne pas conna\u00eetre les pri\u00e8res que les autres filles r\u00e9citaient, et je me souviens tr\u00e8s bien du fait que cette s\u0153ur m&rsquo;avait dit alors qu&rsquo;elle pensait que ma fa\u00e7on de prier \u00e9tait belle.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette exp\u00e9rience est rest\u00e9e grav\u00e9e dans ma m\u00e9moire. Une femme qui avait consacr\u00e9 toute sa vie \u00e0 servir Dieu par l\u2019\u00c9glise catholique, et qui y exer\u00e7ait une certaine autorit\u00e9, s&rsquo;\u00e9tait assise avec une petite fille d\u2019une autre foi pour avoir une conversation authentique sur la pri\u00e8re, non pas pour la convertir ou la faire changer, mais pour se lier \u00e0 elle en tant que s\u0153urs et filles du m\u00eame Dieu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-le-bon-samaritain\">Le bon Samaritain<\/h2>\n\n\n\n<p>Je partage ces histoires aujourd\u2019hui comme exemples de communaut\u00e9s et de personnes qui s\u2019efforcent de suivre l\u2019appel de J\u00e9sus d&rsquo;aimer notre prochain comme nous-m\u00eames<sup>1<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Malheureusement, je pense que notre compr\u00e9hension du terme&nbsp;<em>prochain<\/em>&nbsp;(<em>neighbor<\/em>, en anglais, signifie aussi voisin) peut \u00eatre alt\u00e9r\u00e9e par une certaine r\u00e9alit\u00e9 urbaine et de banlieues dans laquelle les quartiers sont s\u00e9par\u00e9s de mani\u00e8re homog\u00e8ne et selon les crit\u00e8res sociaux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Je crains que lorsque nous entendons le mot&nbsp;<em>prochain<\/em>&nbsp;(<em>neighbor<\/em>), nous imaginions des gens qui vivent pr\u00e8s de chez nous, probablement dans des maisons ou des appartements qui ressemblent beaucoup aux n\u00f4tres et avec qui nous discutons au parc du quartier ou dans l\u2019escalier qui relie nos appartements. Nous avons \u00e0 l&rsquo;esprit des gens qui m\u00e8nent une vie similaire \u00e0 la n\u00f4tre, qui parlent la m\u00eame langue que nous et qui ont des croyances, des buts et des d\u00e9fis similaires aux n\u00f4tres. Nous les aimons de mani\u00e8re abstraite sans vraiment les conna\u00eetre parce que nous supposons que nous les comprenons&nbsp;; ils sont, apr\u00e8s tout, beaucoup comme nous. Mais ce n\u2019est certainement pas ce que J\u00e9sus voulait dire quand il nous a enseign\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame<sup>2<\/sup>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Quand un docteur de la loi a demand\u00e9 au Sauveur de d\u00e9finir le terme&nbsp;<em>prochain<\/em>, J\u00e9sus a r\u00e9pondu en racontant la parabole du bon Samaritain<sup>3<\/sup>. Comme vous vous en souviendrez, un homme voyageait de J\u00e9rusalem \u00e0 J\u00e9richo et s&rsquo;est fait brutalement d\u00e9pouiller puis laiss\u00e9 pour mort. Un pr\u00eatre et un l\u00e9vite sont pass\u00e9s chacun \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui sans lui venir en aide. Un Samaritain, cependant, s\u2019est arr\u00eat\u00e9 pour soigner les blessures de l\u2019homme, l\u2019a emmen\u00e9 \u00e0 un endroit s\u00fbr pour passer la nuit et a laiss\u00e9 de l\u2019argent \u00e0 l\u2019aubergiste pour les soins de l\u2019homme bless\u00e9. J\u00e9sus a exhort\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Va, et toi, fais de m\u00eame<sup>4<\/sup>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La litt\u00e9rature qui commente et analyse cette parabole est riche de strates de contexte culturel et de points doctrinaux. Mais aujourd\u2019hui, je veux me concentrer sur trois \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s fondamentaux de l\u2019histoire qui m\u2019aident \u00e0 mieux aimer mon prochain.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-1-aimer-plus-personnellement-et-concretement\"><em><strong>1. Aimer plus personnellement et concr\u00e8tement<\/strong><\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>&nbsp;Un \u00e9l\u00e9ment de la parabole du bon Samaritain qui a eu une importance particuli\u00e8re pour moi est la&nbsp;<em>fa\u00e7on<\/em>&nbsp;dont le Samaritain a servi l\u2019homme bless\u00e9&nbsp;: il l\u2019a sauv\u00e9 physiquement. Nous lisons dans Luc qu\u2019il \u00ab&nbsp;banda ses plaies en y versant de l\u2019huile et du vin&nbsp;; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit \u00e0 une auberge et prit soin de lui<sup>5<\/sup>&nbsp;\u00bb.&nbsp;Le Samaritain a ensuite pass\u00e9 la nuit \u00e0 l\u2019auberge avant de laisser de l\u2019argent pour les soins de l\u2019homme bless\u00e9 et de promettre de rembourser toutes les d\u00e9penses suppl\u00e9mentaires requises. Le Samaritain a fait de la place dans sa vie, physiquement et mentalement, pour l\u2019homme bless\u00e9 et s\u2019est approch\u00e9 de lui. Ce n\u2019\u00e9tait pas de la compassion abstraite. C\u2019\u00e9tait concret. Il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;un amour \u00e0 bout de bras. C\u2019\u00e9tait une \u00e9treinte.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Sauveur nous demande d\u2019aller et de faire de m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Aimer son prochain exige qu&rsquo;on se rapproche de son prochain et qu&rsquo;on donne de soi-m\u00eame. En espagnol, le terme pour \u00ab&nbsp;amour du prochain&nbsp;\u00bb est&nbsp;<em>amor al pr\u00f3jimo<\/em>, ou \u00ab&nbsp;amour de celui qui est \u00e0 proximit\u00e9 \u00bb. Le terme&nbsp;<em>pr\u00f3jimo<\/em>, tout comme&nbsp;<em>prochain<\/em>&nbsp;en fran\u00e7ais, connote une proximit\u00e9 physique et un contact personnel que le mot&nbsp;<em>voisin<\/em>&nbsp;(<em>neighbor<\/em>) ne parvient tout simplement pas \u00e0 retranscrire pour moi. Nous suivons l\u2019exemple du bon Samaritain non pas en aimant de loin de mani\u00e8re abstraite, mais en \u00e9difiant une vraie relation et en passant du temps les uns avec les autres, en donnant v\u00e9ritablement de nous-m\u00eames. Cela n\u2019est pas toujours facile&nbsp;: s&rsquo;approcher de quelqu&rsquo;un implique souvent des sacrifices et des efforts. Cela peut \u00eatre g\u00eanant, peut prendre du temps et peut \u00e9puiser \u00e9motionnellement. Le Samaritain avait certainement d\u2019autres projets pour sa journ\u00e9e, mais il s\u2019est arr\u00eat\u00e9 pour aimer quelqu\u2019un qui avait besoin de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai jamais regrett\u00e9 de m\u2019\u00eatre rapproch\u00e9e de quelqu\u2019un pour le servir plus sinc\u00e8rement. Je regrette toutefois les occasions o\u00f9 je ne l\u2019ai pas fait. Il y a plusieurs ann\u00e9es, je pratiquais le droit dans un cabinet \u00e0 Salt Lake City. Chaque matin, je conduisais \u00e0 la station de tramway pr\u00e8s de chez moi, je garais ma voiture et je prenais le train pour me rendre au centre-ville de Salt Lake. Un matin, j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s en retard. J\u2019ai gar\u00e9 ma voiture juste au moment o\u00f9 un train entrait dans la gare, et je m\u2019y suis pr\u00e9cipit\u00e9e. Normalement, j\u2019avais plus de temps pour examiner les wagons et s\u00e9lectionner celui qui semblait avoir le plus grand nombre de places libres. Cette fois, cependant, je suis rapidement mont\u00e9e dans le wagon le plus proche. \u00c0 ma grande surprise et \u00e0 mon grand plaisir, j\u2019ai trouv\u00e9 le wagon compl\u00e8tement vide. Mais d\u00e8s que je me suis assise, j\u2019ai compris pourquoi.<\/p>\n\n\n\n<p>Un homme \u00e2g\u00e9 portant des v\u00eatements us\u00e9s et tr\u00e8s sales \u00e9tait assis, affal\u00e9, sur le sol \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 oppos\u00e9e du wagon. Ses ongles \u00e9taient longs et irr\u00e9guliers, ses cheveux \u00e9taient sales et il \u00e9tait clair, d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;odeur qui planait dans le wagon, qu\u2019il ne s\u2019\u00e9tait pas lav\u00e9 depuis un certain temps. J&rsquo;ai \u00e9prouv\u00e9 de la peine pour lui. Une partie de moi voulait l\u2019aider, mais je ne savais pas comment. Je craignais de le mettre ou de me mettre dans l\u2019embarras en essayant de l\u2019aider. Je craignais d\u2019\u00eatre en retard au travail et de salir mes v\u00eatements.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai h\u00e9sit\u00e9 trop longtemps. Quelques stations plus loin, un homme, habill\u00e9 comme s\u2019il avait lui aussi un emploi au centre-ville, est entr\u00e9 dans le wagon pr\u00e8s de l\u2019endroit o\u00f9 le vieil homme \u00e9tait assis. Au lieu de faire demi-tour et de chercher \u00e0 se rendre dans un autre wagon, comme beaucoup d\u2019autres l\u2019avaient fait, il s\u2019est pench\u00e9, a tir\u00e9 l\u2019homme vers lui, a pass\u00e9 ses bras autour de lui et l\u2019a doucement aid\u00e9 \u00e0 descendre du train.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne sais pas ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 apr\u00e8s cela. Mais le sauveteur n\u2019est pas remont\u00e9 dans le train. Il ne s\u2019est probablement pas rendu au travail ce matin-l\u00e0. Il a probablement sali ses v\u00eatements. Il s\u2019est litt\u00e9ralement approch\u00e9 de quelqu&rsquo;un et a donn\u00e9 de lui-m\u00eame. J\u2019aurais aim\u00e9 avoir le courage de faire pareil. Mais je suis \u00e9galement reconnaissante pour cette le\u00e7on. Je m&rsquo;efforce de mieux reconna\u00eetre et saisir les occasions d\u2019aimer mon prochain,&nbsp;<em>el pr\u00f3jimo<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant l\u2019\u00e9t\u00e9 2016, j\u2019ai voyag\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Dilley, au Texas, (\u00c9tats-Unis). Vous n&rsquo;avez probablement jamais entendu parler de Dilley. C\u2019est une petite ville de moins de 4 000 habitants \u00e0 environ cent-quarante-cinq kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re avec le Mexique. Dilley abrite l\u2019un des plus grands centres de d\u00e9tention pour immigrants du pays. R\u00e9serv\u00e9 exclusivement aux femmes et aux enfants, le South Texas Family Residential Center (Centre r\u00e9sidentiel familiale du sud du Texas), comme on l\u2019appelle, peut h\u00e9berger plus de 2 000 femmes et enfants \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de ses hautes cl\u00f4tures en fil de fer barbel\u00e9. La plupart des femmes et des enfants au centre se sont rendus aux \u00c9tats-Unis pour fuir la violence en Am\u00e9rique centrale en esp\u00e9rant demander l\u2019asile. Les gangs multiethniques terrorisent les communaut\u00e9s au Honduras, au Salvador et au Guatemala depuis plusieurs ann\u00e9es. Dans les mois qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 mon voyage \u00e0 Dilley, j\u2019avais lu dans les journaux des histoires de violence sexuelle, de meurtre, d\u2019enl\u00e8vement, d\u2019extorsion et de torture.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela faisait plus d\u2019un an que je pensais faire quelque chose pour aider ces femmes et ces enfants d\u00e9tenus, mais je ne savais pas si j\u2019\u00e9tais qualifi\u00e9e pour aider. J&rsquo;h\u00e9sitais \u00e0 voyager si loin de chez moi et de ma famille et je me sentais nerveuse face au fardeau \u00e9motionnel d\u2019\u00e9couter des femmes raconter des histoires de violence. \u00c0 bien des \u00e9gards, j\u2019\u00e9tais paralys\u00e9e comme je l&rsquo;\u00e9tais \u00e0 bord du train pour Salt Lake. Je suis reconnaissante \u00e0 une coll\u00e8gue et amie de la facult\u00e9 de droit, la professeure Kif Augustine-Adams, qui m\u2019a encourag\u00e9e \u00e0 saisir cette occasion de donner de moi-m\u00eame d\u2019une mani\u00e8re personnelle plut\u00f4t qu\u2019abstraite. Elle a organis\u00e9 pour nous un voyage d&rsquo;une semaine \u00e0 Dilley pour aider les femmes et les enfants l\u00e0-bas \u00e0 effectuer les premi\u00e8res d\u00e9marches de leurs demandes d&rsquo;asile aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette semaine-l\u00e0 a chang\u00e9 ma vie. \u00c0 Dilley, j\u2019ai rencontr\u00e9 des femmes qui avaient endur\u00e9 des horreurs indicibles dans leurs pays d\u2019origine et qui avaient quitt\u00e9 tout ce qu\u2019elles connaissaient pour trouver la s\u00e9curit\u00e9 pour leurs familles. Beaucoup d\u2019entre elles avaient march\u00e9 la majeure partie du chemin depuis l\u2019Am\u00e9rique centrale jusqu\u2019aux \u00c9tats-Unis, portant souvent des nourrissons. Pendant que nous \u00e9tions au centre de d\u00e9tention, ma coll\u00e8gue et moi avons rencontr\u00e9 individuellement des femmes dans les salles de visite. Nous avons \u00e9cout\u00e9 leurs histoires et les avons aid\u00e9s \u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 raconter ces histoires \u00e0 un agent d\u2019asile.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me souviens d\u2019avoir parl\u00e9 \u00e0 une femme dont le mari avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par un gang. Elle sanglotait en racontant son histoire pendant que son fils dormait dans ses bras. \u00c0 ce moment-l\u00e0, j\u2019aimais cette femme \u2013 ma s\u0153ur \u2013 personnellement. Sa proximit\u00e9 avec moi m\u2019a aid\u00e9 \u00e0 mieux comprendre son humanit\u00e9 et la mienne. Et, soudain, ce n\u2019\u00e9tait pas seulement \u00ab&nbsp;acceptable \u00bb que je sois \u00e0 plus de mille kilom\u00e8tres de ma maison confortable \u00e0 Provo, passant une longue et chaude journ\u00e9e de juillet dans un centre de d\u00e9tention pour immigrants&nbsp;; c\u2019\u00e9tait exactement l\u00e0 o\u00f9 je voulais \u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard, ma coll\u00e8gue et moi avons commenc\u00e9 \u00e0 emmener des \u00e9tudiants faire du b\u00e9n\u00e9volat \u00e0 Dilley. Luisa Patoni-Rees, r\u00e9cemment dipl\u00f4m\u00e9e de la facult\u00e9 de droit de BYU qui a fait du b\u00e9n\u00e9volat \u00e0 Dilley, a d\u00e9crit son exp\u00e9rience d\u2019aimer de mani\u00e8re plus concr\u00e8te et personnelle comme suit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>J\u2019ai appris qu\u2019aimer exige des sacrifices, des inconv\u00e9nients et de la douleur physique et \u00e9motionnelle. [&#8230;] J\u2019ai appris que je n\u2019aimais pas mes prochains de Dilley jusqu\u2019\u00e0 ce que je sois r\u00e9ellement l\u00e0-bas, peu importe \u00e0 quel point je pensais \u00e0 eux et je me souciais d\u2019eux de loin.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-2-aimer-ceux-qui-sont-differents\"><em><strong>2. Aimer ceux qui sont diff\u00e9rents<\/strong><\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Un deuxi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment de l\u2019histoire du bon Samaritain qui est significatif pour moi est l\u2019identit\u00e9 du h\u00e9ros de l\u2019histoire, le Samaritain. Bien que les Samaritains et le peuple juif aient, en grande partie, une ascendance commune, ils diff\u00e9raient dans leurs pratiques religieuses. Les deux groupes s\u2019envisagaient mutuellement avec suspicion et antagonisme. L\u2019animosit\u00e9 \u00e9tait telle que les Juifs prenaient des routes alternatives pour faire le tour de la Samarie lors de voyages qui auraient \u00e9t\u00e9 beaucoup plus directs en traversant la Samarie.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que J\u00e9sus n\u2019ait pas identifi\u00e9 l\u2019homme bless\u00e9 dans la parabole, nous savons que J\u00e9sus racontait cette histoire en r\u00e9ponse \u00e0 la question d\u2019un pharisien, un docteur de la loi juive. Ce docteur de la loi aurait probablement imagin\u00e9 un homme juif comme le personnage bless\u00e9, d\u2019autant plus que l\u2019homme bless\u00e9 voyageait sur la route de J\u00e9rusalem \u00e0 J\u00e9richo. Le contexte de l\u2019histoire sugg\u00e8re que le Samaritain s\u2019est arr\u00eat\u00e9 pour aider quelqu\u2019un de tr\u00e8s diff\u00e9rent de lui. En fait, le Samaritain a sauv\u00e9 quelqu\u2019un qui n\u2019aurait peut-\u00eatre pas fait la m\u00eame chose si les r\u00f4les avaient \u00e9t\u00e9 invers\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Sauveur nous demande d\u2019aller et de faire de m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Nos prochains ne sont pas les gens qui nous ressemblent le plus&nbsp;; au contraire, nos prochains sont ceux qui sont diff\u00e9rents de nous. Ce sont les gens que nos propres cercles sociaux ont rejet\u00e9s. Ce sont nos fr\u00e8res et s\u0153urs qui ont une religion diff\u00e9rente de la n\u00f4tre, qui viennent d\u2019horizons diff\u00e9rents, qui ont l\u2019air diff\u00e9rent de nous, qui font des choix diff\u00e9rents des n\u00f4tres, qui ont des r\u00eaves et des objectifs diff\u00e9rents des n\u00f4tres, qui ne sont pas d\u2019accord avec nous ou qui nous ont m\u00e9pris\u00e9. Ceci, bien s\u00fbr, ne veut pas dire que les gens qui nous ressemblent le plus ne sont pas nos prochains. Mais notre amour envers les autres ne peut pas \u00eatre conditionn\u00e9 par le fait qu&rsquo;ils nous ressemblent. Nous devons aimer les autres en sachant qu\u2019ils sont des individus s\u00e9par\u00e9s et distincts de nous. Les diff\u00e9rences qui nous s\u00e9parent dans cette vie font de nous les prochains les uns des autres et, tout comme le Samaritain l\u2019a fait, nous devons tendre la main pour aimer et servir ceux qui sont diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela peut parfois \u00eatre extr\u00eamement difficile. Une grande partie de notre vie est consacr\u00e9e \u00e0 nous entourer de gens qui nous ressemblent. Nous tissons des liens d&rsquo;amiti\u00e9 avec des personnes qui partagent des int\u00e9r\u00eats communs. Nous allons \u00e0 l\u2019\u00e9glise chaque semaine en partie pour nous joindre \u00e0 une communaut\u00e9 de personnes qui ont des croyances similaires aux n\u00f4tres. Nous r\u00e9glons m\u00eame le flux d&rsquo;information sur les r\u00e9seaux sociaux pour ne voir que ceux qui pensent comme nous. Nous faisons expr\u00e8s de ne plus suivre ou m\u00eame de bloquer ceux dont les opinions nous d\u00e9rangent ou nous offensent. C\u2019est une tendance naturelle de l\u2019\u00eatre humain. Nous souhaitons \u00e9prouver ce sentiment d&rsquo;appartenance, ce sentiment d&rsquo;\u00eatre respect\u00e9s et compris. Nous d\u00e9sirons nous sentir aim\u00e9s pour ce que nous sommes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais qu&rsquo;\u00e9prouverions-nous si nous \u00e9tions \u00e9trangers, non d\u00e9sir\u00e9s et non invit\u00e9s &nbsp;? Lors de mon dernier voyage \u00e0 Dilley, j\u2019ai rencontr\u00e9 une femme qui avait compris d\u2019apr\u00e8s ses interactions avec les agents de l\u2019immigration \u00e0 la fronti\u00e8re et d\u2019apr\u00e8s ce qu\u2019elle avait vu aux nouvelles qu\u2019elle \u00e9tait une \u00e9trang\u00e8re. Quand je l\u2019ai rencontr\u00e9e pour la pr\u00e9parer \u00e0 son entretien avec un agent d&rsquo;accueil charg\u00e9 de l&rsquo;asile, elle m\u2019a dit qu\u2019elle savait qu\u2019on ne voulait pas qu&rsquo;elle vienne s\u2019\u00e9tablir aux \u00c9tats-Unis. Elle a avou\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Moi non plus, je ne veux pas \u00eatre ici. \u00bb Elle m\u2019a parl\u00e9 des amis et de la famille qu\u2019elle avait laiss\u00e9s derri\u00e8re elle, y compris sa m\u00e8re, qui \u00e9tait trop \u00e2g\u00e9e pour voyager, et de son travail d\u2019enseignante. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9e et viol\u00e9e par un gang au Honduras, elle avait fui aux \u00c9tats-Unis pour emm\u00e9nager avec un membre de sa famille \u00e9largie. Elle ne parlait pas anglais et ne connaissait que tr\u00e8s peu les \u00c9tats-Unis, mais elle n\u2019avait nulle part ailleurs o\u00f9 aller. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e par la fa\u00e7on dont les femmes du centre de d\u00e9tention se sont physiquement tendu la main pour se r\u00e9conforter et s&rsquo;entraider, m\u00eame lorsque la seule chose qu\u2019elles avaient en commun \u00e9tait le fait d\u2019\u00eatre \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Soyez assur\u00e9s que vous n\u2019avez pas besoin de vous rendre \u00e0 la fronti\u00e8re pour interagir avec des personnes diff\u00e9rentes de vous. Il y a d\u2019autres types de fronti\u00e8res qui nous divisent dans nos quartiers, dans nos villes, dans nos paroisses et ici sur notre campus. Il est de notre responsabilit\u00e9 de faire ce que les \u00e9tudiants et les membres du corps professoral de BYU ont fait pour mon p\u00e8re et ce qu\u2019une religieuse de mon \u00e9cole a fait pour moi. Nous devons trouver nos fr\u00e8res et s\u0153urs qui se sentent marginalis\u00e9s et qui ne se sentent pas \u00e0 leurs places. Ils ne sont pas loin. Ils s\u2019assoient \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous en classe, font la queue avec nous au supermarch\u00e9 et se mettent \u00e0 table avec nous pour f\u00eater Thanksgiving.<\/p>\n\n\n\n<p>Parfois, nous ne voyons pas ceux de nos fr\u00e8res et s\u0153urs qui ont le plus besoin de notre soutien parce que nous ne pouvons pas voir au-del\u00e0 de notre propre v\u00e9cu. Nous commettons peut-\u00eatre l\u2019erreur de supposer que tout le monde autour de nous a tir\u00e9 les m\u00eames conclusions et a d\u00e9velopp\u00e9 les m\u00eames perspectives que nous. Nous devons \u00eatre pr\u00eats \u00e0 accepter le fait que les exp\u00e9riences d&rsquo;autrui ont \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rentes des n\u00f4tres et que ces exp\u00e9riences peuvent amener \u00e0 des conclusions, des opinions et des modes de vie diff\u00e9rents. Sinon, nous risquons de marginaliser et d\u2019isoler davantage le prochain que le Sauveur nous a demand\u00e9 d\u2019aimer. Nous ne nous sentons jamais aussi seuls que lorsqu\u2019il nous semble que personne ne nous conna\u00eet ou ne nous comprend vraiment, et lorsque nous craignons que si l\u2019on nous voyait tels que nous sommes, l\u2019on ne nous accepterait pas.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e et inspir\u00e9e par d\u2019innombrables exemples d\u2019\u00e9tudiants de BYU qui ont travers\u00e9, ici sur le campus, les subtiles fronti\u00e8res qui nous s\u00e9parent. Ils ont ouvert leurs cercles pour inclure quelqu\u2019un qui avait une histoire diff\u00e9rente, un parcours diff\u00e9rent ou une autre perspective. Au fil des ann\u00e9es, j\u2019ai vu mes \u00e9l\u00e8ves garder les enfants d\u2019une camarade de classe, qui \u00e9tait m\u00e8re c\u00e9libataire, pendant qu\u2019elle \u00e9tudiait. J&rsquo;ai vu mes \u00e9tudiants se lier d&rsquo;amiti\u00e9, aimer et soutenir un camarade de classe homosexuel. J&rsquo;ai vu mes \u00e9tudiants porter les livres et ouvrir les portes \u00e0 un camarade handicap\u00e9. J&rsquo;ai vu mes \u00e9tudiants r\u00e9conforter un \u00e9tudiant immigrant, sans papiers, dont le statut et l\u2019avenir aux \u00c9tats-Unis \u00e9taient incertains. Je les ai vu inviter au groupe d\u2019\u00e9tude un \u00e9l\u00e8ve plus \u00e2g\u00e9 qui retournait aux \u00e9tudes apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 plus d\u2019une d\u00e9cennie dans un autre domaine, et je les ai vu s\u2019asseoir gentiment \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un \u00e9l\u00e8ve dont les commentaires en classe avaient sembl\u00e9 durs et injustifi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Un petit effort pour se lier d&rsquo;amiti\u00e9 avec quelqu\u2019un peut faire la diff\u00e9rence entre le d\u00e9sespoir et l\u2019espoir pour cette personne. Et \u00e0 notre tour, nous trouverons peut-\u00eatre notre vie enrichie par cette amiti\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-3-apprendre-de-ceux-qui-sont-differents\"><em><strong>3. Apprendre de ceux qui sont diff\u00e9rents<\/strong><\/em><\/h3>\n\n\n\n<p>Cela m\u2019am\u00e8ne \u00e0 une troisi\u00e8me le\u00e7on tir\u00e9e de la parabole du bon Samaritain. Je trouve significatif le fait que, dans cette histoire, J\u00e9sus ait choisi un \u00e9tranger m\u00e9pris\u00e9 \u2013 un Samaritain \u2013 comme sauveur bienveillant plut\u00f4t que victime. Il se peut que ce soit la compassion d&rsquo;un Samaritain, la compassion d&rsquo;un \u00e9tranger \u00e0 laquelle on s&rsquo;attend le moins, qui nous sauve. Nous devons tendre la main \u00e0 ceux qui sont diff\u00e9rents, non seulement parce qu\u2019ils ont besoin de nous, mais aussi parce que nous avons besoin d\u2019eux. Sommes-nous assez humbles pour reconna\u00eetre que les Samaritains de notre vie ont quelque chose \u00e0 nous offrir&nbsp;? Pouvons-nous faire comme J\u00e9sus quand il a choisi de traverser la Samarie sur son chemin vers la Galil\u00e9e, plut\u00f4t que d\u2019\u00e9viter un peuple qui n&rsquo;\u00e9tait pas bien accueilli chez lui&nbsp;? Reconna\u00eetrons-nous la femme au puits, une Samaritaine, et accepterons-nous l\u2019eau qu&rsquo;elle nous offre \u00e0 boire<sup>6<\/sup>&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Une exp\u00e9rience r\u00e9cente a renforc\u00e9 cette le\u00e7on pour moi. Il y a quelques semaines, ma famille et moi avons visit\u00e9 Encircle, un centre de ressources pour les jeunes LGBTQ et leurs familles ici \u00e0 Provo. Le centre de ressources est situ\u00e9 dans une maison construite en mille-huit-cent-quatre-vingt-onze et maintenant merveilleusement restaur\u00e9e. Encircle propose \u00e0 la communaut\u00e9 LGBTQ des programmes et des services, y compris des conseils, des activit\u00e9s sociales, des projets de service et plus encore. Je r\u00e9fl\u00e9chissais depuis un certain temps (encore une fois d\u2019une mani\u00e8re tr\u00e8s abstraite) \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;aider davantage et de soutenir notre communaut\u00e9 LGBTQ locale, mais je n\u2019\u00e9tais pas encore s\u00fbre de ce que je pouvais faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma famille a gar\u00e9 notre voiture \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur d\u2019Encircle, et nous sommes entr\u00e9s dans la porte lat\u00e9rale du b\u00e2timent bleu et blanc. J\u2019\u00e9tais pr\u00eate \u00e0 m\u2019offrir \u00e0 Encircle. J&rsquo;aurais peut-\u00eatre pu les aider en tant que b\u00e9n\u00e9vole, ou bien en leur donnant de l&rsquo;argent pour financer les programmes, ou encore en leur offrant une sorte d\u2019aide juridique pro bono. J\u2019\u00e9tais fi\u00e8re de moi d\u2019avoir enfin fait un vrai effort pour servir.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que je n\u2019avais pas vraiment pris le temps de consid\u00e9rer, c\u2019\u00e9tait que mes fr\u00e8res et s\u0153urs de la communaut\u00e9 LGBTQ pouvaient avoir quelque chose \u00e0 m\u2019offrir, ou que je pouvais avoir besoin d\u2019eux. D\u00e8s que ma famille a franchi la porte, nous avons \u00e9t\u00e9 accueillis, litt\u00e9ralement, \u00e0 bras ouverts. Mes enfants ont trouv\u00e9 d\u2019autres enfants avec qui jouer, et de nouveaux amis nous ont offert de la nourriture et nous ont laiss\u00e9 entrer dans leur vie. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par le sentiment d\u2019appartenance et de familiarit\u00e9 que j\u2019y ressentais, ainsi que par la rapidit\u00e9 avec laquelle ce nouveau cercle d\u2019amis s\u2019\u00e9tait ouvert \u00e0 nous. J\u2019ai quitt\u00e9 Encircle ce jour-l\u00e0 non en tant que sauveteuse, comme je m\u2019imaginais l\u2019\u00eatre, mais en tant que personne secourue.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai appris cette m\u00eame le\u00e7on lorsque je me suis rendue \u00e0 Dilley pour la premi\u00e8re fois. Quand j\u2019ai pris l\u2019avion pour le Texas durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2016, j\u2019avais la ferme intention d\u2019aider, et m\u00eame de sauver les femmes et les enfants qui y \u00e9taient d\u00e9tenus. Mais je ne m\u2019attendais pas \u00e0 en apprendre autant de mes interactions avec ces femmes sur l\u2019esprit humain, sur la r\u00e9silience et le courage. Je m\u2019attendais \u00e0 trouver des esprits bris\u00e9s et des \u00e2mes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es. Au lieu de cela, j\u2019ai souvent rencontr\u00e9 la gr\u00e2ce et une foi in\u00e9branlable qui m\u2019ont inspir\u00e9e. Le cours de ma vie a chang\u00e9 \u00e0 cause de mes interactions avec ces femmes, et je leur en suis reconnaissante.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudiants qui ont fait du b\u00e9n\u00e9volat \u00e0 Dilley ont appris des le\u00e7ons similaires. Eli Pratt, un de mes anciens \u00e9l\u00e8ves, m\u2019a parl\u00e9 d\u2019une femme qu\u2019il avait rencontr\u00e9e \u00e0 Dilley. Cette femme avait subi des violences sexuelles, des violences de gang et des abandons tout au long de sa vie. Ce n\u2019est que lorsque des membres de gangs ont menac\u00e9 son jeune fils qu\u2019elle a quitt\u00e9 son pays. Eli a dit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>Elle a \u00e9t\u00e9 bris\u00e9e de plusieurs fa\u00e7ons. Elle avait toutes les raisons d\u2019abandonner. Mais elle allait de l\u2019avant, faisant de son mieux pour elle-m\u00eame et pour son enfant. [&#8230;] Elle m\u2019a appris que les gens ont une capacit\u00e9 extraordinaire de surmonter les d\u00e9fis, au-del\u00e0 de ce que nous pourrions imaginer.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lauren Simpson, une autre ancienne \u00e9tudiante, a v\u00e9cu une exp\u00e9rience similaire. Elle a d\u00e9crit le moment o\u00f9 elle a compris que les femmes de Dilley pouvaient \u00eatre des exemples pour elle&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ces femmes, souvent plus jeunes que moi, \u00e9levaient des enfants avec tant de courage et de gr\u00e2ce, m\u00eame entour\u00e9es de danger et de violence. Elles avaient \u00e0 la fois une force et une peine que je ne pouvais pas comprendre. C\u2019\u00e9tait une le\u00e7on d&rsquo;humilit\u00e9 et j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9 que leurs exp\u00e9riences de vie leur avaient donn\u00e9 une sagesse que je ne poss\u00e9dais pas. Cela m\u2019a donn\u00e9 l\u2019impression [&#8230;] qu&rsquo;il y avait des choses qu\u2019elles pouvaient m\u2019apprendre \u00e0 travers leurs exemples.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-allez-et-faites-de-meme\">Allez et faites de m\u00eame<\/h2>\n\n\n\n<p>Je suppose que je n\u2019aurais pas d\u00fb \u00eatre surprise par le fait que me lier d\u2019amiti\u00e9 avec ceux qui sont diff\u00e9rents de moi enrichit ma vie et la fa\u00e7onne pour le mieux. C\u2019est, apr\u00e8s tout, mon histoire d\u2019origine. Je suis l\u2019enfant de deux cultures, de deux langues et de deux continents. J\u2019ai toujours trouv\u00e9 de bons Samaritains des deux c\u00f4t\u00e9s de n&rsquo;importe quelle sorte de fronti\u00e8re que j\u2019ai franchie. Ils sont devenus mes prochains, non pas parce que nos chemins se sont crois\u00e9s par hasard, mais parce qu\u2019ils ont fait des efforts pour me tendre la main. Ils se sont rapproch\u00e9s de moi malgr\u00e9 les diff\u00e9rences qui nous s\u00e9paraient, ils ont donn\u00e9 d\u2019eux-m\u00eames pour m\u2019aider et ils m\u2019ont permis de leur offrir une partie de moi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, mes deux jeunes s\u0153urs et moi nous sommes rendues au Venezuela pour \u00eatre avec notre p\u00e8re pendant qu\u2019il y subissait une intervention chirurgicale. Heureusement, son op\u00e9ration s\u2019est bien d\u00e9roul\u00e9e. Nous nous sommes retrouv\u00e9es ensemble dans un avion traversant les Cara\u00efbes en direction du Venezuela, tout comme nous l\u2019avions fait d\u2019innombrables fois pendant notre enfance, mais cette fois, nous n\u2019\u00e9tions pas s\u00fbres de ce que nous allions trouver au Venezuela. Je n&rsquo;y \u00e9tais pas all\u00e9e depuis dix ans. Le Venezuela est au beau milieu d&rsquo;une crise \u00e9conomique de laquelle a r\u00e9sult\u00e9 le taux d&rsquo;inflation le plus \u00e9lev\u00e9 au monde, des p\u00e9nuries de nourriture et de m\u00e9dicaments et un exode massif des V\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens. Ils se sont install\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, en Colombie, au Panama, au Chili, en Espagne et dans de nombreux autres coins du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait surr\u00e9aliste de trouver le pays de mon enfance dans un tel \u00e9tat de d\u00e9labrement et de d\u00e9gradation et de penser aux centaines de milliers de V\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens qui n\u2019ont eu d\u2019autre choix que de tout laisser derri\u00e8re eux<sup>7<\/sup>.&nbsp;J\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 mes propres amis et aux membres de ma famille qui doivent tout recommencer ailleurs. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019ils auront la m\u00eame chance que mon p\u00e8re a eu quand il est venu \u00e0 BYU. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019ils trouveront de bons Samaritains o\u00f9 qu\u2019ils aillent et qu\u2019ils seront, \u00e0 leur tour, de bons Samaritains dans leurs nouveaux pays. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019ils rencontreront d\u2019autres voyageurs dans cette vie qui comprennent que nous sommes ici pour nous aimer les uns les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que cela semble parfois compliqu\u00e9 dans la pratique, le concept d\u2019aimer notre prochain est tr\u00e8s simple. Mon fils a instinctivement compris ce principe et me l\u2019a appris alors qu\u2019il n\u2019avait que cinq ans. Un soir, mon mari et moi avions attach\u00e9 nos deux enfants a\u00een\u00e9s dans leurs si\u00e8ges d\u2019auto pour faire quelques courses. Nous venions d\u2019acheter un minivan. Cet achat repr\u00e9sentait la derni\u00e8re fronti\u00e8re de notre consentement \u00e0 la parentalit\u00e9 de banlieue. Nous avions esp\u00e9r\u00e9 qu\u2019un minivan mettrait une certaine distance entre les deux enfants tr\u00e8s bruyants \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la voiture et nous, deux parents \u00e9puis\u00e9s, lors de nos trajets en voiture. Ceux d\u2019entre vous qui ont des enfants comprendront le d\u00e9sir d\u2019avoir un peu de calme en conduisant.<\/p>\n\n\n\n<p>Les enfants se plaignaient de quelque chose dont personne ne se rappelle aujourd\u2019hui. En d\u00e9sespoir de cause, mon mari s\u2019est tourn\u00e9 vers eux et a suppli\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pouvons-nous s\u2019il vous pla\u00eet avoir un peu de paix et de tranquillit\u00e9&nbsp;? Juste un instant&nbsp;? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mon fils de cinq ans, Alex, nous a regard\u00e9s, sinc\u00e8rement perplexe face \u00e0 ce qu&rsquo;il percevait comme une demande s\u00e9v\u00e8re. Les larmes aux yeux, il s\u2019est exclam\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais, papa, nous sommes ici pour t\u2019aimer&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Alex avait raison. Nous sommes ici pour t&rsquo;aimer. Nous sommes ici pour aimer nos fr\u00e8res et s\u0153urs, amis comme \u00e9trangers. C\u2019est ce que le bon Samaritain a fait, et le Sauveur nous demande d\u2019aller et de faire de m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Je crois au message d\u2019amour du Christ et \u00e0 son pouvoir de transformer les vies. L\u2019amour a transform\u00e9 la mienne, et je prie sinc\u00e8rement pour qu\u2019il transforme la v\u00f4tre. Au nom de J\u00e9sus-Christ. Amen.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00a9 Brigham Young University. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/em><\/p>\n","protected":false},"template":"","tags":[],"class_list":["post-568","speech","type-speech","status-publish","hentry","event_type-reunion-spirituelle","speaker-carolina-nunez","topic-charite","topic-lgbtq","topic-service"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.3 (Yoast SEO v27.3) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Aimer nos prochains | BYU Speeches Fran\u00e7ais<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"L&#039;histoire du bon Samaritain montre pourquoi aimer nos prochains (ceux qui nous entourent) devrait \u00eatre une priorit\u00e9 dans notre vie.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/speeches.byu.edu\/fra\/talks\/carolina-nunez\/aimer-nos-prochains\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Aimer nos prochains\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&#039;histoire du bon Samaritain montre pourquoi aimer nos prochains (ceux qui nous entourent) devrait \u00eatre une priorit\u00e9 dans notre vie.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/speeches.byu.edu\/fra\/talks\/carolina-nunez\/aimer-nos-prochains\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"BYU Speeches Fran\u00e7ais\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.youtube.com\/@Byuspeechesfrancais\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-07-12T00:11:29+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/speeches.byu.edu\/fra\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/01\/Speeches_ShareCard2024_FRA.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1920\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1080\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"27 minutes\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"D. 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